LE SYNDROME DE L’IMPOSTEUR QUAND ON LANCE SON PROJET : COMMENT AVANCER QUAND MÊME
Par La Toile d'Ariane | À propos
Lancer son projet, c’est souvent excitant. On a une idée, une envie, parfois même une vision très claire de ce que l’on veut construire. Et puis, à un moment, une petite voix arrive.
💬 « Qui suis-je pour faire ça ? »
💬 « Est-ce que je suis vraiment légitime ? »
💬 « Il y a déjà tellement de personnes qui font la même chose… »
💬 « Et si je me trompais complètement ? »
💬 « Et si les autres se rendaient compte que je ne suis pas aussi compétent(e) que je le prétends ? »
Bienvenue dans le syndrome de l’imposteur.
Ce sentiment est particulièrement présent lorsqu’on lance un projet, parce que l’on quitte une forme de sécurité pour entrer dans une zone où beaucoup de choses sont nouvelles : prendre des décisions, se rendre visible, parler de son travail, fixer ses prix, convaincre des clients, publier du contenu ou simplement oser dire : « Voilà ce que je fais. »
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de faire disparaître complètement ce sentiment pour avancer. Il faut surtout apprendre à ne plus lui laisser le volant.
LE SYNDROME DE L'IMPOSTEUR, C'EST QUOI EXACTEMENT ?
Le syndrome de l’imposteur correspond à cette tendance à douter de ses propres compétences et à attribuer ses réussites à la chance, au contexte ou à des circonstances extérieures plutôt qu’à ses capacités. Même lorsqu’on obtient des résultats, on peut avoir l’impression de ne pas vraiment les mériter. Lorsqu’on lance un projet, ce sentiment peut être particulièrement fort parce qu’un projet entrepreneurial ou créatif nous confronte en permanence à l’inconnu.
On finit par se comparer facilement à des personnes qui ont déjà plusieurs années d’avance. On regarde leur site, leur communauté, leurs clients, leur chiffre d’affaires, leur assurance…Et on compare leur chapitre 10 avec notre chapitre 1. Forcément, la comparaison fait mal.
« Je ne suis pas encore prêt(e) »
C’est probablement l’une des phrases les plus fréquentes lorsqu’on démarre.
On veut encore se former. Encore améliorer son offre. Encore refaire son site. Encore travailler son identité visuelle. Encore attendre d’avoir davantage d’expérience. Encore attendre le « bon moment ». Le problème, c’est que la sensation d’être prêt arrive rarement avant l’action.
NE PAS CONFONDRE MANQUE DE CONFIANCE ET MANQUE DE COMPÉTENCES
Le syndrome de l’imposteur ne signifie pas que toutes nos inquiétudes sont infondées. Parfois, on manque effectivement d'expérience ou de compétences dans un domaine. Et ce n’est pas grave. Personne ne commence en maîtrisant tout.
La question n’est donc pas : « Est-ce que je suis suffisamment compétent(e) pour tout faire parfaitement ? »
Mais plutôt : « Est-ce que je suis suffisamment compétent(e) pour faire le prochain pas ? »
Cette question change beaucoup de choses.
Vous n’avez peut-être pas besoin de savoir gérer parfaitement une entreprise pour proposer votre première prestation.
Vous n’avez peut-être pas besoin de connaître toutes les techniques marketing pour parler de votre projet.
Vous n’avez peut-être pas besoin d’être un expert reconnu pour aider quelqu’un avec une compétence que vous maîtrisez déjà.
Votre objectif n’est pas d’être arrivé. Votre objectif est de commencer à avancer.
SE COMPARER AUTREMENT
La comparaison est presque inévitable lorsque l’on lance un projet. Le problème n’est pas nécessairement de comparer. C’est de comparer ce qui n’est pas comparable.
Vous voyez quelqu’un publier régulièrement depuis trois ans et vous vous demandez pourquoi votre audience ne grandit pas aussi vite après trois semaines.
Vous voyez une entrepreneuse vendre facilement ses services et vous oubliez les centaines de conversations commerciales qu’elle a probablement eues avant d’en arriver là.
Vous voyez un projet qui semble parfaitement maîtrisé et vous ne voyez pas les hésitations, les erreurs et les échecs qui ont précédé.
La prochaine fois que la comparaison vous fait douter, essayez de transformer la question : « Pourquoi suis-je aussi loin derrière ? » en : « Qu’est-ce que cette personne peut m’apprendre ? ».
La comparaison devient alors une source d'inspiration plutôt qu'un jugement sur votre propre valeur.
SE CONCENTRER SUR LE PROCHAIN PAS
Quand on doute, on a tendance à penser au projet dans son ensemble. Une solution consiste à réduire volontairement l’horizon.
Ne vous demandez pas : « Comment vais-je réussir à faire fonctionner ce projet ? »
Demandez-vous : « Quelle est la prochaine action concrète que je peux réaliser aujourd’hui ? »
Envoyer un message.
Terminer une page.
Publier un contenu.
Contacter une personne.
Tester une offre.
Prendre rendez-vous.
Demander un retour.
Une seule action peut sembler insignifiante. Mais dix petites actions répétées peuvent complètement changer la trajectoire d’un projet.
ACCEPTER DE FAIRE IMPARFAITEMENT
Le perfectionnisme se cache parfois derrière le syndrome de l’imposteur. On se dit que si tout est parfaitement préparé, personne ne pourra remettre en question notre légitimité.
Alors on prépare. Encore. Et encore. Jusqu’à repousser indéfiniment le moment de se confronter au réel. Pourtant, le réel est précisément ce qui permet d’apprendre.
- Votre première version ne sera probablement pas la meilleure.
- Votre premier contenu ne sera peut-être pas brillant.
- Votre première offre évoluera.
- Votre premier site sera probablement modifié.
Et c’est normal.
Un projet vivant a le droit d’évoluer.
SE CRÉER DES PREUVES
Quand le doute s’installe, notre cerveau a tendance à sélectionner les éléments qui le confirment. On retient le client qui n’a pas répondu. La publication qui n’a pas fonctionné. La remarque négative. La vente qui n’est pas arrivée.
Mais on oublie facilement les petites victoires. Prenez donc l’habitude de les noter.
Un message positif. Une personne qui recommande votre travail. Un problème que vous avez réussi à résoudre. Une compétence nouvellement acquise. Une première vente. Un rendez-vous obtenu. Un contenu dont vous êtes fier.
Ce sont de petites preuves, mais elles comptent.
Elles permettent de remplacer progressivement : « Je ne suis peut-être pas capable » par : « J’ai déjà réussi à faire ça. Je peux donc probablement apprendre la suite. »
AVANCER MALGRÉ LE SYNDROME DE L'IMPOSTEUR
Si vous lancez votre projet et que vous vous sentez parfois illégitime, rappelez-vous ceci :
- Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses.
- Vous n’avez pas besoin d’être le meilleur.
- Vous n’avez pas besoin d’être parfaitement préparé.
- Vous n’avez pas besoin de vous sentir confiant à 100 %.
- Vous avez simplement besoin de continuer à apprendre, à tester et à avancer.
Le syndrome de l’imposteur peut vous faire croire que vous devez d’abord devenir quelqu’un qui mérite de réussir, puis vous lancer.
Essayez plutôt de voir les choses dans l’autre sens.
C’est en lançant votre projet, en expérimentant, en vous trompant, en progressant et en aidant réellement des personnes que vous deviendrez progressivement la personne capable de porter ce projet.
Alors, si vous avez un projet qui vous tient à cœur, mais qu’une petite voix vous répète que vous n’êtes pas encore prêt… Ne cherchez peut-être pas à la faire taire.
Écoutez-la.
Puis faites quand même le prochain pas.




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